Les Amis de Sainte Foy et sa Région
Société d'Histoire

Revue n°42

Ce dernier cahier de l’année de 1982, rappelle rapidement la création de la bastide en 1255, dans les limites de l’Agenais resté français mais entre Bergerac et Gensac, alors possessions anglaises. Sa position stratégique sur la Dordogne permettait de surveiller la navigation et de contrôler le franchissement de la rivière. Son statut de ville frontière, passant du camp français au camp anglais à plusieurs reprises entre 1279 jusqu’à la fin de la guerre de Cent Ans justifiera la construction de fortifications. La description architecturale de ce mur d’enceinte, de ses portes (Perrine, Pardailhan, des Frères, de la Mer), des tours qui les entourent redessine le plan de la ville. Ces fortifications furent complétées pendant les Guerres de religion notamment pour résister à l’artillerie, Sainte-Foy devenant une place de sûreté, apparait alors un système de défense avec bastions, redans, fossés, contre fossés et retranchements de terre. Plusieurs évènements violents de l’histoire se heurteront à ces fortifications : un siège par les troupes de Louis XIII en 1622, la révolte des croquants en 1637. Les fortifications, coûteuses à entretenir, en partie démantelées après 1622, victimes de fortes crues s’écroulent à certains endroits. Les fossés furent comblés petit à petit, transformés en allée ou en culture ou affermés à des particuliers. Des murs sont démolis pour commodité ainsi que des tours. Quelques vestiges sont encore visibles dans la ville actuellement, témoins de la puissance des constructions.

Les murailles et fortifications de Sainte-Foy

Bonaval retrace le souvenir terrible de Blaise de Monluc, qui mena une répression féroce contre les protestants pendant les années 1560 à 1570 en Aquitaine. Il sème la mort et la désolation parmi les protestants en Agenais. On le retrouve à Targon, Gensac, Duras. Son souvenir reste associé au château d’Estillac en Lot-et-Garonne.

Les temps tragiques, Monluc en Aquitaine

Vircoulon analyse un pamphlet daté de 1688, recopié dans un cahier, dans lequel l’auteur oppose « l’esprit de vérité » et « l’esprit de société » qui caractérise la société de Jésus fondée par Ignace de Loyola. L’argumentation accumule les exemples de trahisons ou de coups-fourrés fomentés par les Jésuites à l’égard de Dieu, des monarques et des hommes. Des comportements que les adversaires des Jésuites condamnent.

Un pamphlet manuscrit contre les Jésuites

Nous retrouvons un foyen ayant pris part à la guerre d’indépendance américaine, non pas Paul Revere, mais Henry de Ségur de Montazeau. Lieutenant en garnison à Saint-Domingue, il fit partie de détachement qui prit part aux premières opérations de la guerre d’Indépendance sous les ordres du vice-amiral d’Estaing.

Un habitant du Pays de Sainte-Foy combattant de la guerre d’Indépendance américaine

A travers des souvenirs d’enfance, J.M. Renateau évoque le dragage des passes de la Dordogne , l’entretien des chemins de halage, la création du « bac » pour traverser d’Eynesse vers la gare de Saint-Antoine, le battage des blés au fléau

Souvenirs d’enfance

Table des matières

Chargement...
Téléchargé : 7 fois

Abonnez-vous pour télécharger les revues de l’année.

S’abonner

Vous préférez peut-être le papier ?

Commander la revue ici

Publications connexes

Facebook
X
WhatsApp
Print