Le dimanche 6 janvier 1983, la municipalité de Saint-Avit-de-Soulèges commémorait le vol du ballon « Général Faidherbe » qui se posa dans un champ le 13 janvier 1871. Ce fut l’occasion pour le maire de rappeler cette période de la guerre franco-allemande de 1870-1871 qui vit la France perdre l’Alsace et la Lorraine. Ce ballon « Général Faidherbe » avait quitté Paris le matin à 3h30, chargé de courrier à destination de la délégation installée à Bordeaux ainsi que de chiens qui devaient rejoindre Paris emportant avec eux des messages chiffrés pour les assiégés.
Commémoration du vol du ballon « Général Faidherbe »
La journée s’est poursuivie par des communications centrées sur l’histoire de Saint-Avit-de-Soulège avec notamment un retour sur l’occupation humaine depuis 800 000 ans avant notre ère certifiée par la présence de nombreux bifaces jusqu’à l’arrivée de cultivateurs du Néolithique, puis des civilisations du Fer et enfin l’entrée dans l’histoire.
Les étapes de l’aventure humaine à Saint-Avit-de-Soulèges
A. de Brianson revient sur une tradition tenace selon laquelle une Commanderie du Temple était présente jusqu’à la Révolution. Des documents permettent d’affirmer l’existence d’un établissement de l’Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, dénommé « le Temple de Saint-Avit ». Cette existence est l’opportunité pour l’auteur de revenir sur la création et la vie des Ordres de moines-soldats et de rechercher des traces de cette Commanderie.
La Commanderie de Saint-Avit-de-Soulèges
Une analyse de l’État-Civil de Saint-Avit-de-Soulège du XVIIIe siècle nous est proposée mais il semble que les données semblent faussées compte tenu de l’appartenance au protestantisme de la quasi-totalité de la population. Certes avec l’Édit de Villers-Cotterêts en 1539, les curés eurent l’obligation d’enregistrer les actes de baptêmes, de mariages et Sépultures mais l’Édit de Nantes en 1685 enlève tout caractère légal à ces registres. Les ministres protestants itinérants continuèrent leur activité dans la clandestinité et établirent des registres « dits du Désert » et ceux-ci n’ont pas été conservés. Cette analyse permet toutefois d’illustrer les luttes religieuses clandestines après 1685.
État-Civil de Saint-Avit-de-Soulèges au XVIIIe siècle
Autre registre étudié, celui de la taille perçue dans la juridiction de Sainte-Foy, qui permet de considérer l’évolution de la propriété terrienne au XVIIIe à Saint-Avit-de-Soulèges. Le paysage rural est deviné en l’absence de carte précise, les surfaces sont retrouvées sur les rôles de la taille quant à l’économie et la structure sociale elles, sont difficiles à saisir.
L’évolution de la propriété à Saint-Avit-de-Soulèges au XVIIIe siècle
M. Patry nous apporte de nombreux conseils pour mener des recherches en vue de connaitre l’histoire des communes. Il expose toutes les sources utiles, des registres de délibérations des conseils municipaux, aux budgets, aux procès-verbaux des élections, aux listes électorales, aux recensements de population, aux états statistiques concernant l’agriculture, l’élevage, l’artisanat et le commerce mais aussi les archives des écoles, enfin les archives départementales.
Les sources de l’histoire des communes rurales au XIXe siècle
Nous poursuivons la remontée chronologique par une évocation de Saint-Avit-de-Soulèges avant 191 : l’activité rurale surtout viticole avec déjà des problèmes de concurrence, la création de chemins, le projet de gare à Saint-Antoine et du pont à Eynesse, la nomination d’un instituteur, les inondations.
Saint-Avit-de-Soulèges avant 1914
Nous quittons Saint-Avit-de-Soulèges, pour découvrir une analyse du