Les Amis de Sainte Foy et sa Région
Société d'Histoire

Revue n°98 : le chemin de fer Libourne-Bergerac

Henri Besson-Imbert et Christian Chaugier étudient avec force documents la mise en place du réseau ferré dans la vallée de la Dordogne. Ces contributions rappellent quels enjeux représente cet axe ferroviaire dans le secteur du Pays foyen et bien au-delà : enjeux économiques, enjeux administratifs. Les capitaux seront investis en fonction de ces choix.

La vallée de la Dordogne est une voie majeure de communication. Les hommes, les produits de cette riche vallée empruntent les chemins et routes mais surtout la voie fluviale, haut lieu de la batellerie jusqu’au milieu du XIXe siècle. C’est alors que la concurrence du chemin de fer modifie la donne : il l’emporte sans difficulté parce qu’il est considérablement plus rapide et parce que le tonnage transporté est nettement plus élevé.

Pour établir le tracé des voies ferrées, les décideurs doivent opter entre deux grands objectifs : un objectif économique, établir la liaison Bordeaux-Lyon et un objectif administratif, assurer des communications entre les principales cités d’un département (en l’occurrence ici la Dordogne). Le trajet le plus court de Bordeaux à Lyon passe par la vallée de la Dordogne, Bergerac, Aurillac, etc…Plus tard le nombre considérable d’ouvrages d’art paraîtra un obstacle majeur en raison du coût qu’ils représentent, mais dans un premier temps, cet argument prévaudra pour engager les travaux dans la vallée à partir de Libourne et Sainte-Foy-la-Grande bénéficie largement de cette décision. L’objectif administratif : relier Bordeaux à Périgueux avec un embranchement Mussidan-Bergerac sera évincé.

Les capitaux nécessaires à de telles constructions représentent des investissements énormes. Des compagnies de chemin de fer se constituent sous forme de sociétés anonymes, cette grande innovation de la première Révolution industrielle qui permet de mobiliser l’épargne en « petites coupures ». Très rapidement, les compagnies les plus solides l’emportent et l’axe de la Vallée est pris en charge par la toute puissante Compagnie du Paris-Orléans.

Sur plus de dix ans sont mis en place les voies ferrées, les gares, le matériel roulant, une aventure sans précédent en matière de transport. Un paysage nouveau surgit au rythme des haltes, des passages à niveau et du passage régulier du train de voyageurs ou de marchandises.

Contribution à l’histoire du chemin de fer dans la Vallée de la Dordogne (1841-1860)

Contribution à l’histoire du chemin de fer dans la Vallée de la Dordogne (1861-1862)

La ligne de chemin de Fer Libourne-Bergerac (1860-1925)

Livret documentaire

 

Table des matières

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