Vous êtes ici : Accueil > Publication > Portrait > Paul Corriger
Publications connexes
Acte de naissance N°21
Paul CORRIGER, né le 19 mars 1923 à Sainte Foy la Grande, est l’aîné d’une fratrie de cinq enfants. En 1941, il fait son apprentissage de décorateur en porcelaine à Limoges aux établissements Bernardaud et y suit des cours de dessin à l’École Nationale des Arts Décoratifs. Fin 1945, il se rend à Paris pour parfaire sa technique. Paul rencontre d’autres artistes, comme le céramiste Pouchol, et la cuisson de la matière qui permet de révéler les couleurs devient sa passion. Il revient en Pays foyen et ouvre son atelier dans la maison familiale. Le premier four est installé et sa production commence en 1947.
Paul Corriger acquiert et restaure un bâtiment moyenâgeux, l’un des plus vieux de la bastide foyenne, au 43 de la rue Pasteur où il travaille à partir de 1953, année de son mariage avec Nina qui décède l’année suivante le 21 juin 1954. Les expositions s’enchaînent et la notoriété commence a dépasser les frontières de sa ville. Paul se remarie le 23 juillet 1956 avec Anna Osnovine, ils ont deux enfants Yves et Jean-Jacques.
Ses oeuvres sont d’abord des céramiques figuratives aux couleurs très lumineuses, puis à partir des années 60 il commence a modifier son style et ses compositions deviennent beaucoup plus abstraites. Son travail est largement reconnu au-delà des frontières de sa ville natale et récompensé lors de salons ou d’expositions internationales, comme Paris, Florence en 1962, Faenza en 1963, ou Vallauris en 1966. En 1997, lors de son jubilé, son ami l’artiste émailleur Raymond Mirande lui rend hommage par ces mots: « Ce soir nous saluons en vous, Paul Corriger, l’artisan, l’artiste, l’ami du feu. Il y a cinquante ans, vous allumiez la première étincelle de votre four. D’une étincelle à l’autre votre flamme ne s’est jamais éteinte.»
À l’âge de 86 ans, dans une maison de retraite de la Fondation John Bost à La Force, Paul Corriger s’éteint le 18 janvier 2009 en laissant une oeuvre reconnaissable, riche et originale.
En témoignage, on peut encore aujourd’hui, admirer ses fresques qui ornent les murs des bâtiments publics de la ville de Sainte Foy la Grande, comme la gare, la poste, l’hôpital et le lycée.