Les Amis de Sainte Foy et sa Région
Société d'Histoire

Revue n°125

Pour cette nouvelle édition, les Amis de Sainte-Foy se replongent dans l’histoire de la bastide, tout d’abord avec des recherches importantes au sein des exceptionnelles archives de la ville de Sainte-Foy-la-Grande. C’est ainsi que nous est proposée la découverte d’une boîte d’archives, AA1, contenant notamment le plus vieux document de l’histoire de la bastide, un parchemin (AA1-1), daté de 1478, répertorié comme « Reconnaissance de la ville de Sainte-Foy, 19 octobre 1478 ». Deux autres documents complètent cette boîte : une « Copie reconnaissance signée Chabrity » datée de 1769 (AA1-3) et « Reconnaissance par les consuls des places appartenant au Roy » (AA1-4), sans date mais très probablement des années 1600. L’acte de reconnaissance, vu à travers le prisme du XXIe siècle, ressemble fort à un « contrôle fiscal » avec déclaration patrimoniale faisant suite à la reprise en main du royaume par Louis XI en 1461. Le notaire Martin Chabrity, d’Agen, établit cette reconnaissance au nom des consuls et de la population de Sainte-Foy, il s’agit de la liste des impôts et taxes dus en rappel au roi. Le deuxième signataire de cette reconnaissance est Jean de Grailly, personnage considérable en cette fin du XVe siècle. Pour la première une fois, une transcription des archives AA1-3 et AA1-4 de cette reconnaissance est portée à notre connaissance.

Une lecture de la « Reconnaissance de la ville de Sainte-Foy, le 19 octobre 1478 »

Revenons ensuite sur la création de la bastide avec une synthèse bibliographique, pour comprendre les enjeux portés par le territoire Agenais pour les Capétiens. L’autorité royale doit être affirmée sur le territoire notamment le Sud-Ouest en reprenant du pouvoir aux vassaux ; la position française doit être consolidée face au Roi d’Angleterre, Duc d’Aquitaine pour cela Louis IX confie ce rôle à son frère Alphonse de Poitiers, Comte de Toulouse. Celui-ci fondera de nombreuses bastides, certaines dites de frontière pour mieux contrôler ce duc d’Aquitaine, Sainte-Foy de par sa position en pointe dans l’Agenais et sur la Dordogne, occupe parfaitement cette fonction ; la situation financière royale est précaire, la création de villes neuves sera un moyen pour accroitre les ressources. La lecture analytique de la charte de coutumes de Sainte-Foy illustre les moyens mis en place atteindre tous les objectifs des Capétiens : fiscalité sur le foncier, droit d’acapte, droit de passage, les amendes en lien avec les méfaits, les frais de justice, développement du commerce. Nous trouvons également dans cette charte, les avantages proposés pour attirer des habitants : financiers mais aussi de nouvelles libertés, une justice écrite et la gestion de la ville par ses habitants.

Sainte-Foy, fille de l’âge d’or capétien

Nous faisons ensuite la connaissance de Joseph Hoppe, né en Lorraine allemande, intégré de plein droit dans la qualité de français en 1919, arrivé à Sainte-Foy-la-Grande en 1940. Dans cette première partie, nous suivons Joseph Hoppe depuis son enfance marquée par la pratique musicale, premier prix de solfège au conservatoire de Metz suivi d’autres prix prestigieux. Jusqu’en 1939, il sera chef d’orchestre pour des manifestations très variées mais également chef de chorale, professeur de solfège et de violon. La mobilisation de 1939 l’entrainera dans la « drôle de guerre » puis la « guerre assise ». Quittant Charleville en mai 1939 il rejoindra Sainte-Foy en juin et y restera 56 ans. Cette seconde existence sera active et riche, plurielle et la musique en restera l’âme et le cœur. Une première partie de 1940 à 1949, le verra chef de l’Orchestre Symphonique de Sainte-Foy mais aussi soliste lors d’évènements privés ou publics. De nombreux concerts sont répertoriés et évoqués par Joseph Hoppe dans les carnets qui retracent sa vie.  Puis il sera chef de musique de 3 harmonies de 1950 à 1959 à Sainte-Foy puis Bergerac et enfin Castillon. En parallèle, il transmettra sa passion en dispensant des cours et des enseignements pour enfants et adultes et écrira des précis musicaux.

Joseph Hoppe, la musique au cœur

Nous retrouvons, en une troisième partie, les cultivateurs de Dordogne grâce à des archives familiales qui permettent de retracer ce roman familial, des papiers transmis de père en fils, des actes notariés qui malgré leur profusion laissent des blancs dans l’histoire. Nous faisons connaissance de la famille Brisseau grâce à un acte de mariage de 1799 et nous suivons cette famille à travers divers documents, nous découvrons leur vie difficile à cultiver les terres d’autrui, les naissances, les mariages et décès, leur migration à travers le département de Dordogne. Un roman qui se devine, s’invente entre  les lignes de documents notariés, religieux ou autres

Parcelles…Cultivateurs de Dordogne

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La tour de l'Office de Tourime du Pays foyen et sa girouette. Image Sophie Provain

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