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La Révolution (1789-1795)

30/05/2010 - Lu 2868 fois
Article de Jeanne Vigouroux

 

Sainte-Foy-la-Grande et la Révolution française

(1789-1795)

 

Sainte-Foy-la-Grande a vécu les grands événements de la Révolution française avec passion. Des personnalités originaires de cette cité ont joué un rôle éminent tant à Libourne, Bordeaux qu’à Paris. On retiendra M.Mestre, les pasteurs Jay et P. Thomas, et surtout Pierre-Anselme Garrau qui a connu un destin national.

 

La préparation des Etats-Généraux

Le Maire Bellet et de nombreux notables (deux cents ont signé) réunis au Couvent des Récollets le 23 décembre 1788, demandent que la représentation d’un territoire soit proportionnelle à sa richesse et à sa population, que le vote aux Etats Généraux se fasse par tête.

Le 2 mars 1789, les membres du Tiers Etat de Sainte-Foy et de sa juridiction réunis au couvent des Cordeliers procèdent à la rédaction du cahier de doléances et à la désignation des électeurs à l’Assemblée de la sénéchaussée de Libourne. Pour Sainte-Foy sont choisis Mestre, Bellet, Jouhanneau et Garrau. Mathias Mestre, élu député de la sénéchaussée, envoie de Versailles des courriers révélateurs des mutations en cours.

 

Les échos de la Constituante

Sainte-Foy est impliquée rapidement dans les événements marquants de l’année 1789. Elle connaît la Grande Peur (30 juillet) à quelques jours de l’annonce de la prise de la Bastille (19 juillet) et peu après la constitution d’une garde nationale (26 juillet).

En 1790, à l’occasion de la grande réforme administrative de la Constituante, Sainte-Foy tente par tous les moyens de faire reconnaître la spécificité du pays foyen en demandant la création d’un département (dans un rayon de vingt kilomètres) dont elle serait le chef-lieu. Finalement Sainte-Foy sera le chef-lieu d’un canton situé dans l’arrondissement de Libourne.

 

Sous la Convention, des Montagnards en Gironde

Sainte-Foy et ses ressortissants, à l’inverse des autres villes de Gironde, manifestent avec constance leur attachement aux idées des Montagnards. Les élus foyens Garrau et Jay sont régicides. P. Thomas, membre de la commission militaire, puis maire de Bordeaux, participe à la mise en ordre des Montagnards face aux dérives des fédéralistes « Girondins ». Après l’arrestation à Paris des « Girondins, le 2 juin 1793, Garrau représentant en mission à Bordeaux a constitué avec son collègue Paganel un Comité de salut public, face à la Commission populaire de Salut public favorable aux Girondins. Deux délégués de Libourne, le 24 juin 1793 tentent de convaincre les Foyens de se ranger aux côtés des Girondins. En pure perte. L’ardent plaidoyer de P. Thomas suffit à convaincre les Foyens de soutenir ouvertement la Convention .

 

La Société des Amis de la Constitution

Fondée le 11 septembre 1790, elle regroupe une soixantaine de personnes. Devenue tour à tour Société patriotique, Société des Amis de la Liberté et de l’Egalité, Société des Sans-Culottes de Sainte-Foy, elle compte 388 membres en juin 1791, plus de cinq cents personnes quand elle disparaît le 9 messidor an III ( 27 juin 1795). P.A. Garrau apparaît le grand maître de la Société dont il est élu président. Il y côtoie d’autres membres éminents comme le pasteur Jay, son frère Jay jeune, les pasteurs Marche et Thomas ; M. Mestre, Jouhanneau, Broca, Meymac, etc.

La Société très active (760 séances sur 1750 jours) intervient à de multiples reprises auprès du Conseil municipal.

Ainsi le 5 mars 1792, des troupes venues de Port Sainte-Foy menacent d’entrer dans Sainte-Foy pour en chasser les prêtres réfractaires qui y sont réfugiés. P.A. Garrau demande à ces troupes de se retirer et aux curés de quitter la ville.

La Société reçoit les dons patriotiques destinés à l’effort de guerre

La Société joue aussi un rôle social ; elle vient en aide aux malheureux et aux familles des volontaires mobilisés sur les fronts républicains

Les femmes ont organisé un ouvroir où elles fabriquent de la charpie, où elles stockent, des vêtements, des armes et munitions pour les troupes.

La Société a enfin de nombreux correspondants: les députés, d’autres sociétés, la Convention, les volontaires, etc. avec qui elle échange de nombreux courriers.

 

 

Signatures des habitants de Sainte-Foy et sa juridiction le jour de l'lection des dlgus l'assemble des lecteurs de Libourne avant la runion des Etats Gnraux (Archives municipales de Sainte-Foy-la-Grande, registre de la Jurade, 1785-1790 )

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