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Édouard Grimard (1827 - 1909)

07/06/2016 - Lu 709 fois
Article Maryse Deshayes

                          Jean-Pierre Édouard Grimard nait le 17 avril 1827 à Lacépède (Lot-et-Garonne) dans un milieu de petite bourgeoisie rurale du sud-ouest, cultivée et calviniste. Son père, Joseph, est professeur au prestigieux collège protestant de Sainte-Foy-la-Grande qui prépare à la faculté de théologie protestante de Montauban. C’est en suivant ce cursus que Grimard se lie d’amitié avec Élie Reclus, fils du pasteur Jacques Reclus, puis avec son frère Élisée. Cette amitié restera indéfectible. Édouard Grimard et Élie Reclus soutiennent en 1851 leur thèse de théologie à la faculté de Strasbourg. Grimard devient « ministre de l’évangile  » Il abandonne vite son ministère pour rejoindre à Paris ses amis Reclus, proches  des milieux républicains et socialistes. Il entame alors une carrière de publiciste: L’éternel féminin, un roman en 1862 ; il rédige ou traduit des articles dans La revue des deux mondes, entre 1866-1868. Mais ce sont avant tout ses ouvrages de botanique publiés chez l’éditeur Hetzel qui font sa notoriété : La plante, botanique simplifiée 1864-1865, L’esprit des plantes, silhouettes végétales, 1868, La goutte de sève, histoire intime de la vie végétale, 1868. Brochés ou reliés, destinés à un large public, réédités, ces ouvrages connaissent un réel succès. Durant cette période, Grimard pérennise ses attaches avec son sud-ouest natal et son milieu calviniste par ses deux mariages, en 1851 et 1866, qui le lient à une influente famille protestante de La-Roche-Chalais : les Trigant-Beaumont.

En janvier 1871, à Paris pendant la Commune nait son fils  Élie Max. Grimard regagne le sud-ouest. Il devient durant dix ans professeur au collège protestant de Sainte-Foy où il fut élève.

Habitant «  le Binard  » à Pineuilh, il s’implique dans  la vie politique locale. En 1874, il devient conseiller municipal sur la liste républicaine . 

 En 1881, les lois scolaires de Jules Ferry lui permettent d’entrer dans «  l’Instruction publique  » où il fait une carrière comme directeur d’école normale. C’est à ce poste qu’il est « mis en congé d’inactivité »  en 1896. Durant cette période, Grimard n’a cessé de publier ouvrages et écrits naturalistes  : Le jardin d’acclimatation, le tour du monde d’un naturaliste 1876, La botanique à la campagne, comment on devient botaniste 1877, Manuel de l’herboriseur 1882. Il poursuit sa coopération avec Hetzel, proposant régulièrement des articles pour Le magasin illustré d’éducation et de récréation. Ses écrits prennent une orientation plus pédagogique, L’enfant, paru en 1889 plaide pour une éducation basée sur le respect de la personnalité des enfants.

Il se retire à Arcachon, puis retourne à Paris prés de sa belle-fille et sa  petite-fille.

Attiré par la « théosophie », il publie à la fin de sa vie des articles dans la « revue spirite ». Il meurt à Paris, rue des fossés Saint Marcel le 24 mars 1909.

La petite-fille d’Édouard Grimard, Lottie, épousera Raymond Steeg, un petit-fils de Jules Steeg. 

 

                                  

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